Cette question largement répandue a fait couler énormément d’encre depuis le début de l’histoire.

Nous allons nous intéresser à ce que la torat hanefech nous apprend. Hachem a créé l’homme avec des besoins physiques et des besoins spirituels. Pour vivre, il faut, boire, manger dormir… lorsque l’homme ressent un manque, instinctivement il le comble et se sent apaisé. Mais nous possédons un nefech, une partie spirituelle qui a aussi des besoins. La Torah nous apprend que le besoin basique du nefech , le besoin vital, est le lien. Ainsi Hachem a créé l’homme. Sans lien, l’être humain petit à petit dépéri. A l’époque de la 2e guerre, des nazis ima’h chémam ont réalisé une expérience avec des nourrissons qu’ils ont nourris mais sans leur donner de lien affectif, et ces derniers sont morts. À l’inverse, de nombreuses histoires décrivent comment des personnes dans des situations terribles pendant la guerre, ou dans le coma, ont survécu grâce à un lien puissant d’une personne pour qui ils comptaient sur terre et qui tenait à eux.

Ainsi, en réalité, de la même manière qu’une personne qui a faim ne se sentira pas apaisée tant qu’elle n’a pas mangé, de la même manière, tant qu’une personne n’a pas trouvé le lien, elle ne se sentira pas apaisée. Ce même lien sera à l’origine du bonheur, qui s’appelle « onèg » dans la Torah (différent du plaisir) et qui génèrera à son tour la volonté et les autres forces du nefech.

Nous avons donc un nefech spirituel qui nous envoie constamment un appel, qui nous transmet un manque. Cependant, tout autant qu’un nourrisson dès sa naissance a conscience de la faim, le manque de lien ne transmet pas une information claire à l’homme. L’homme ressent seulement un manque, un vide, il ne sait pas de quoi,   et interprète cette sensation a sa manière. Certains pensent que consommer comblera ce manque, d’autres pensent que l’argent comblera ce manque, ou encore les plaisirs, les voyages, le mariage, les enfants, la perfection spirituelle ou matérielle, le respect, et la liste est inexhaustible.

Nous pouvons passer une vie entière à courir derrière un certain plaisir, à essayer de combler un manque, arrivera peut-être le jour où se manque ou plaisir sera comblé. Et alors la réalité nous frappera de plein fouet : la sensation de manque n’a pas été comblée.

Et pourtant, l’homme ne comprend pas et ce circuit peut se répéter sans fin toute la vie de l’homme. La nechama envoie un message : donne-moi le lien. Le yetser hara intercepte ce message et le distord : tu as besoin d’une glace, tu as besoin de vacances, tu as besoin de respect, tu as besoin d’argent et je t’assure tu te sentiras mieux. Le cerveau reçoit ce message, et essaie d’y répondre aussi bien et aussi vite que possible. La sensation de plaisir ressentie retourne à la nechama. La nechama reçoit ce plaisir fictif et ne donne pas de validation : erreur.  Je ne reçois pas ce que j’ai demandé. Elle renvoie donc un message de frustration au cerveau, et l’homme à nouveau ressent une sensation de vide. Peut-être que cela ne me suffit pas ? Peut-être que si la glace était plus grande ce serait mieux ?

Le roi chlomo hamelekh dit : וגם הנפש לא תמלא . Le nefech ne pourra jamais être rempli, comblé, par l’extérieur.

Plus l’homme pense qu’il est comblé par l’extérieur et attend et espère cela, plus il déconnecte son nefech de son besoin vital et son mal être ne fait qu’augmenter.

Maintenant que nous avons donc compris comment le lien est vital, nous ne sommes pas arrivés au bout de notre peine, car si c’était si simple, nous aurions depuis longtemps été heureux.

Pourquoi est-ce que ce n’est pas simple ?

Car la création du système du lien chez l’homme se réalise par énormément d’étapes que l’enfant traverse jusqu’à l’âge adulte et la création de ces étapes dépend chez chaque être humain de la volonté d’Hachem. Moins une personne reçoit d’outils dans le lien, plus sa mission sur terre est grande mais parfois pas évidente dans un premier temps à réaliser.

La Torah nous donne l’exemple de David hamelekh qui depuis le tout début de son existence n’a traversé aucune étape de création de lien. A la naissance, on voulait le mettre à mort, ensuite on l’a envoyé dans la foret seul à l’âge de 3 ans, puis il a été hait par ses frères et a grandi seul , isolé et rejeté. Logiquement, rien de particulier n’aurait dû sortir d’un tel homme. Et pourtant, David hamelekh n’est autre que le personnage qui a écrit le livre des psaumes, qui est l’outil de connexion le plus puissant entre l’homme et son créateur de toute l’histoire du peuple juif. Ce livre donne la possibilité à chaque juif de créer un lien puissant avec le créateur, dans n’importe quelle situation de la vie. Il est devenu roi, a gagné toutes les guerres contre les nations et a mis au monde Chlomo qui a construit le premier beth hamikdach. Cette époque est reconnu comme ayant était la plus glorieuse du peuple juif de toute l’histoire. David est aussi l’ascendant de machiah qui b’h amènera la délivrance finale.

Nous avons donc compris que le lien est vital, que la construction du système du lien se passe dans l’enfance et doit traverser plusieurs étapes, que chaque être humain reçoit plus ou moins d’outils dans ce système et que cela dépend de la volonté d’Hachem et de sa mission sur terre. Cependant, tout comme David hamelekh, moins le système a été construit, plus cela veut dire que le potentiel pour cette personne de construire un système de lien extraordinaire est grand et donc le potentiel de bonheur qu’il peut atteindre sur terre également est grand.

Dans les prochains numéros, nous développerons la création du système du lien dans l’enfance, quelle étape ce lien doit traverser à l’âge adulte, et comment l’homme de cette manière arrive au bonheur avec l’aide de Dieu.

Alors, lorsque la nechama lui envoie un message de frustration ou de manque, l’homme saura interpréter et comprendre le message à l’endroit, et savoir comment nourrir son nefech et goûter au bonheur.

Le mois de Av et notre relation avec Hachem

Les sefarim disent que lorsque l’enfant démarre son parcours sur terre, il n’est relié à rien. Il a même plutôt perdu le lien qui le reliait au monde spirituel duquel il s’est détaché. Et le voilà parti dans un voyage unique de recherche de lien avec Hachem sur la planète Terre, puisque le messilat yecharim dit explicitement que l’homme a été envoyé sur terre « להתענג  על השם » « . C’est-à-dire, pour s’attacher à Hachem, qui est le plus grand bonheur. Comment cela se passe-t-il ?

Pour s’attacher à Hachem, il va falloir que de nombreux paramètres se succèdent les uns après les autres dans la vie de l’homme.

Et c’est ce parcours merveilleux que l’enfant commence à vivre depuis la conception, lorsque ses parents désirent amener une nechama sur terre.

Pendant la grossesse, puis à la naissance, et durant la première année de vie, notre tout petit bébé va vivre en fusion avec ses parents (la maman surtout). Il est une partie d’eux, il a été désiré, voulu, aimé, et son entrée spectaculaire dans le monde avec tous les miracles de la naissance, vont lui donner sa place de petit roi qu’il reçoit sans aucun effort ni aucune condition.

Cette première étape de lien que l’enfant traverse, lorsqu’il a été attendu, désiré, puis protégé comme le plus beau diamant de la terre jusqu’à 1 an, va créer chez l’homme le lien entre son corps et son nefech, c’est-à-dire le lien de l’homme avec lui-même : l’enfant s’aime, et est sûr que « בשבילי נברא העולם « .

Les fondations de tout le système du lien sont créées à ce moment-là, et c’est sur cette structure seulement que pourront se construire respectivement les étapes suivantes du lien. À partir de 1 an, d’après le Rav Wolbe, l’enfant a suffisamment pris d’assurance et d’estime et est suffisamment relié à lui pour être capable de commencer à ouvrir les yeux et voir que d’autres personnes l’entourent également. Il commence à se relier à son entourage, et aime l’entourage. Cet entourage va lui être fidèle, va s’occuper de lui, va le combler émotionnellement, et intellectuellement. Cet enfant est aimé, il a sur qui compter et a qui s’adresser lorsqu’il rencontre des difficultés. Il ne vit pas de trahison, fait confiance aux gens qui l’entourent et se sent sécurisé.

Quand il agit mal, on le dirige, on le reprend, mais on continue à l’aimer, on lui pardonne. Son comportement est loin d’être parfait, il commence à peine à découvrir ses forces intérieures et à les mettre en route, il fait des erreurs, et même fréquemment, mais son entourage comprend qu’il a encore un long chemin, l’encourage, le félicite, l’aide à voir ses forces intérieures et à combattre sa face négative.

Lorsque toutes les parties de la nechama auront pénétré en lui à l’âge de 20 ans nous dit la Torah et qu’il va commencer à créer un véritable lien avec Hachem,  il sera persuadé qu’Hachem s’occupe de lui, pense à lui à chaque instant, se soucie de tous ses besoins, l’aime, a confiance en lui, et que s’il  agit mal , il doit  faire Téchouva, et Hachem lui pardonne. De même, il comprend que lorsqu’il traverse une difficulté, Hachem est là pour l’aider, se préoccupe de lui, l’accompagne, l’aime et partage sa souffrance.

Ce système du lien est une seule entité, et fonctionne de manière parallèle. Plus l’homme entretient un bon lien avec lui même, plus son lien avec l’entourage et Hachem sera fort.

D’ailleurs le mois le plus triste de l’année lorsque le peuple juif s’est éloigné d’Hachem porte le nom de « av » qui signifie  père, pour bien préciser que même lorsque l’homme s’est éloigné, ou qu’il traverse une période d’obscurité dans sa vie, Hachem est son père, et continue à se préoccuper de lui comme un père, est à son écoute, l’aime et le soutient.

Cette face du lien avec Hachem dépend donc intégralement de la construction émotionnelle que l’enfant aura reçu dans l’enfance, c’est ce qui va lui donner en réalité les plus grands outils d’emouna, emouna de la terminologie « èm », maman, ou « imoun » confiance.

Est-ce cela le lien ? Est-ce que cela est ce qui va procurer le bonheur à l’homme et l’amener à l’attachement total avec Hachem ?

Non. Ceci est seulement la 1ere étape, celle ou l’homme est dans un mode qui s’appelle la « kabala », c’est-à-dire qu’il reçoit de l’entourage et d’Hachem. Ce mode a été prévu par Hachem comme mode indispensable pour le nefech dans un premier temps, lorsque les kelims de réception de don et d’amour sont créés chez l’être humain. C’est le moment où l’homme crée son « ani », son moi.

Mais que se passe-t-il lorsque cette 1ere étape s’est mal passée ? D’ailleurs comme chez la majorité des gens ?

L’enfant n’a pas été désiré, pas aimé, trahi, méprisé, critiqué, délaissé, isolé…

La Torah vient nous dire, à la différence d’énormément d’avis sur terre, que cela n’est pas déterminant pour son futur. La preuve : David hamelekh seul 28 ans dans la foret, Avraham avinou trahit par son père et jeté dans la fournaise ardente, Moché rabeinou abandonné sur le Nil a 3 mois, Yossef orphelin, détesté et vendu par ses frères …

C’est la 2e étape, à partir de l’âge de 20 ans, qui va être déterminante dans toute la réussite de l’homme sur terre   et la réalisation de sa mission. Cette étape ne dépend en rien du passé, permettra à n’importe quel homme de trouver le véritable lien avec Hachem, lui-même et l’entourage, et de trouver le bonheur.

Le secret du lien, du bonheur, et de la réussite.

Nous avons donc expliqué que l’homme va traverser sur terre un parcours unique ou dans un premier temps, de 0 à 20 ans, il va construire ses kelims de lien, en recevant de l’amour  et de l’attention.

Chaque homme va recevoir plus ou moins de kelims, et avec cela, il va devoir atteindre comme objectif בכל דרכיך דעהו  « dans tous tes chemins, connecte-toi a lui ».

ויעדתם כי אני השם et tu sauras que je suis Hachem (tu te seras connecté à la dimension de « י-ה-ו-ה-«   ולדבקה בו tu t’attacheras a Lui ; et 3 fois par jour nous disons :שמע ישראל י-ה-ו-ה-  אלוקינו י-ה-ו-ה-  אחד   sache Israël, que lorsqu’Hachem apparait dans ta vie sous la forme de din, de elokénou, ça provient de י-ה-ו-ה, d’un dieu miséricordieux qui t’aime, et même ce din, se renversera finalement en rahamim, tu verras.  Ce n’est pas évident, nous le répétons donc plusieurs fois par jour pour ne pas oublier.

Nous avons également expliqué que le lien que l’homme entretient avec lui, son entourage et Hachem est parallèle.

S’il en est ainsi, étant donné que chaque personne sur terre traverse des difficultés dans le lien avec l’entourage puis des épreuves donc des difficultés dans le lien avec Hachem, comment pourra-t-il atteindre le bonheur, qui est censé être atteint par la dvékout (la connexion) avec Hachem ?

Et c’est là que se trouve le secret du lien dans le nefech.

Étant donné que le premier contact de l’homme avec le don et l’amour dans sa vie se fait dans la face de la réception, l’enfant reçoit de l’amour, reçoit de l’attention, reçoit des cadeaux, son nefech s’habitue à ce fonctionnement. L’habitude dans la vie, c’est la zone de confort, c’est la sensation de sécurité, c’est l’impression de vivre le bonheur. Effectivement, le nefech de l’enfant doit recevoir, c’est ce qui le construit et lui donne la base de la fondation de sa vie…

Mais personne ne vient ensuite expliquer à cet enfant, à l’âge adulte, que si son nefech continu à fonctionner de la sorte, on encore espère et attend que cela continue, ce qui était positif dans l’enfance, devient négatif à l’âge adulte. Ou pire, lorsque l’enfant a vécu un manque, lorsqu’on ne s’est pas occupé de lui, ou lorsqu’il a été trahit, il va être assoiffé toute sa vie de recevoir, ou dans la peur de ne pas recevoir.

Cependant,  il est écrit : « הודי נהפך למשחית « . Lorsque l’adulte possède une force, une énergie intérieure, et ne l’exprime pas, lorsque l’adulte pense, parle, ressent, agit, mais non pas pour produire, mais seulement pour recevoir et profiter, cette force se transforme en force destructrice. Plutôt que de donner, l’homme prend et devient égoïste. Plutôt que d’être patient et d’avoir des limites, de travailler et de s’investir, l’homme est impatient, nerveux, coléreux, jaloux et fuit l’investissement, la responsabilité et le travail. Plutôt que d’avoir de la ra’hamim, l’homme est cruel, et juge défavorablement. Plutôt que d’agir , l’homme est paresseux, plutôt que de sourire , remercier et s’excuser, l’homme est triste, ingrat, et accuse, plutôt que de s’intéresser et se soucieux des besoins de la communauté , l’homme ne se soucie que de lui, et plutôt que de reconnaitre que tout ce qu’il a est un cadeau d’Hachem, l’homme est fier et s’enorgueillit, et méprise celui qu’il pense être inférieur à lui.

En d’autres termes, il a cru qu’il était venu sur terre pour être comblé, recevoir, et qu’on fasse ses volontés, il a oublié qu’il était venu pour exprimer son potentiel, c’est-à-dire donner, produire, apporter autour de lui, faire la volonté d’Hachem.

C’est ce qu’Hachem vient vérifier à Roch hachana. Dans quelle mesure l’homme a pris ou donné (fait Sa volonté). Qu’est-ce que cet homme a donné à l’humanité ? Est-il resté dans le schéma de l’enfance, dans sa zone de confort, à prendre recevoir ou exiger de l’entourage, ou plutôt, est-il devenu un adulte, à donner, se soucier, et apporter autour de lui ?  Non pas pour gagner de l’estime de l’entourage, ou pour recevoir en retour l’amour de l’entourage, mais plutôt par amour du don. Parcequ’il est devenu à l’image d’Hachem une personne qui aime donner. Lorsque l’homme dans sa vie arrive à un stade où il aime profondément donner et apporter autour de lui, donner à sa nechama en faisant des mitsvot et en étudiant la Torah, donner à son entourage et donner à Hachem, il a atteint la dveikout, il a suivi le chemin de conduite d’Hachem, il s’est connecté à Hachem. Car le lien qui procure le bonheur, c’est le lien dans lequel je suis actif, je produis pour l’autre, et non pas lorsque je suis passif et que je reçois.

Souvent, la perception de la réalité du bonheur sur terre, est reliée à la sensation d’être comblé, d’avoir un bon mari, de gentils enfants, une belle maison, un travail respectable. Et pourtant, c’est une fausse perception, celle de la Torah est différente. Avraham est-il devenu Avraham Avinou grâce aux moments où il a reçu dans sa vie ? Non. Par le mérite d’avoir résisté aux 10 épreuves. Yossef est-il devenu Yossef hatsadik dans la maison de son père ? Non, c’est seulement après avoir été éprouvé, vendu esclave puis en prison, qu’il s’est élevé et a atteint sa grandeur. La Torah lui donne l’attribut de « איש מצליח «  , un homme réussit , en prison ! Orphelin de mère, hait par ses frères, sans contact avec son père, trahit pas sa maitresse, pas marié, sans enfants, sans métier, sans argent… de quelle réussite parle-t-on ? De sa capacité à exprimer le bien même dans les circonstances les plus difficiles, à penser positivement et juger ses frères positivement, à ne pas leur en vouloir émotionnellement et ne pas les hair, a parlé positivement, à se soucier de son entourage malgré sa situation, ceci est le test de l’homme : est-il un homme altruiste, qui aime faire le bien, aimer et aider, donner et sourire, ou est-il égoïste, centré sur ses manques sa tristesse et son malheur. Il a souffert dans l’enfance, il a perdu sa mère, rejeté par ses frères, que va-t-il devenir ? Une personne qui attend d’être comblée par les gens la vie et Hachem, ou une personne qui se soucie de purifier ses pensées, émotions et actions…

Telle est la route du bonheur… de quoi dépend-il ? De l’homme seulement. Que l’homme ait été comblé ou pas dans l’enfance, aimé ou pas, critiqué ou pas, qu’il ait un métier ou pas, qu’il soit marié ou pas, qu’il ait des enfants ou pas, à l’âge adulte, il pourra choisir comme Yossef hatsadik, la route de l’homme réussit : celui qui se relie, qui exprime du positif de son être.  Celui qui pense à son entourage, donne et aime, celui qui ne se vexe pas, pardonne, est joyeux et a confiance en Hachem. Le bonheur ne dépend donc pas de la vie de l’homme, mais du lien qu’il crée avec la vie, hachem, son entourage et lui-même.

Que nous puissions tous à Roch hachana prendre la décision de passer moins de temps à prendre et plus de temps à donner, et ainsi renforcer la force de l’union, de la a’hdout, de la kedoucha, face à la force de la division, de la touma, et ainsi mériter très rapidement la délivrance.

 

 

 

 

 

 

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